Algérie: Le temps des francs-tireurs !

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Certains adeptes de l’art de la guerre considèrent les francs-tireurs comme des soldats d’infanterie, qui n’appartiennent pas à l’armée régulière. Leur rôle, très périphérique, consiste à harceler l’ennemi, à le déstabiliser, à ne pas lui laisser de répit,  ni de repos, et si possible à le pousser à sortir de ses positions stratégiques.

Lorsqu’ils tombent aux mains de leurs ennemis,  les francs-tireurs  ne sont pas considérés comme prisonniers de guerre, et son souvent fusillés,  sans autre forme de procès.

Ce n’est qu’après qu’ils aient fait les frais de très nombreuses exécutions sommaires que les Conventions de La Haye et de Genève leur ont accordé le statut de belligérants à part entière, à la condition cependant qu’ils évoluent en formation militaire et qu’ils soient sous les ordres d’un gradé présent en leur sein.

C’est à cela que nous assistons en ce moment, dans la guerre que se livrent les principaux clans du régime. Les uns et les autres campent sur leurs positions et derrière leurs tranchées. Ils sont sur le pied de guerre, et fourbissent leurs armes. Mais leurs batteries restent encore silencieuses, leurs avions au sol, leurs blindés en formation de combat.

Ils n’ont pas encore ouvert les hostilités. Les seules escarmouches qui parviennent à nos oreilles ne sont que les opérations de francs-tireurs des uns et des autres, contre les uns et les autres. Des gueulantes sans vraie conséquence notable.

Tous ceux qui tiraillent vainement, et qui font plus de bruit que de mal, un peu comme des moustiques qui vrombissent, sont très loin de représenter la terrifiante force de frappe potentielle qui attend de se déchaîner.

Tous ceux qui se sont exprimés dans la presse ces derniers jours, chacun à sa manière, qui au nom de son parti, qui en celui des retraités de l’armée, et tous ces chevaliers de la parlotte, à califourchon sur leurs bourrins, ne sont que des francs-tireurs, au sens le plus militaire du terme.

La bataille réelle n’a pas encore commencé. Lorsque ce sera le cas, il faudra se terrer, parce que les Etats-majors des deux côtés de la ligne de démarcation, n’ont pas l’habitude d’aller eux-mêmes au charbon. Ils ont de la chair à canon à profusion, et ils ne se priveront pas de s’en servir.

Quand vous lirez dans la presse les déclarations belliqueuses des vrais Chefs de guerre, et que vous entendrez les missiles siffler au dessus de vos têtes, alors c’est que les hostilités seront ouvertes. A ce moment, vous n’aurez plus qu’une chose à faire : Vous planquer !

D.Benchenouf

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