Bouteflika a-t-il déclaré personnellement son intention de briguer un 4éme mandat ?

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Des voix s’élèvent aux quatre coins des quartiers chics d’Alger et du Club des lapins, pour se dire vigoureusement opposées au 4eme mandat de Bouteflika.

Ça se mobilise, ça gesticule, ça ergote, ça pinaille et ça fume des naseaux !

C’est le top-départ, pour une foule de vieux briscards, hacha Ali Yahia Abdennour, comme s’ils avaient répondu spontanément à un coup de sifflet !

Personne de sérieux, hormis ceux qui ne pensent qu’à la bonne marche de leurs juteuses et grassouillettes affaires, comme les Benyounes et les Ghoul, n’est d’accord avec un quatrième mandat, pour cet homme, non plus finissant, mais fini, plié, et classé aux archives des archives.

Nous ne sommes ni aveugles, ni stupides au point de ne pas le voir, et de ne pas le comprendre. Puisque ça crève les yeux et les écrans !

Mais tous ces gens qui se réveillent soudainement, comme si une guêpe les avait piqués, font sciemment mine d’ignorer l’essentiel: Le Président Bouteflika n’a, à aucun moment, fait part, publiquement, et officiellement, de son intention de se porter candidat à sa propre succession.

Il ne l’a pas fait, parce que, tout simplement, et malgré les efforts surhumains des meilleurs médecins français, il est dans l’incapacité la plus totale de s’adresser seulement à la nation. Pas même une allocation de 3 mn.

Il ne l’a pas fait depuis bientôt deux longues années. Il n’y a plus un algérien qui ne le sait pas ! Et pour cause !

Mais il n’en demeure pas moins, que ces bouliticiens, contemporains de Sidna Noh, ne peuvent pas dénoncer, avec tant de fougue juvénile, une intention que le principal concerné n’a pas officiellement exprimé. Parce que la législation et la règlementation exigent de lui qu’il le fasse lui-même et qu’il retire personnellement les formulaires de candidature. Sinon, il ne peut être légalement considéré comme candidat.

En aucun cas ! Légalement, il ne peut y avoir de déclaration d’intention par procuration !Pourquoi alors tous ces vieux briscards, et les jeunes zarnaajias, qui ne vont pas tarder à leur emboiter le pas, se démènent-ils tant pour faire comme s’ils se positionnaient, comme s’ils remplissaient leur devoir d’hommes d’honneur, alors que pas un parmi eux, pas un seul, n’a eu le courage de faire ce qui aurait dû être entrepris depuis plusieurs mois ?

Pourquoi pas un seul parmi eux n’a eu le courage d’exiger du Conseil Constitutionnel qu’il s’autosaisisse, comme l’oblige la loi fondamentale du pays, et qu’il déclenche la procédure d’empêchement prévue par  l’article 88 de la Constitution, dont la première phase consiste à désigner une commission médicale pour examiner le président ?

C’est cela qu’il fallait faire !

Et c’est cela qu’il faut faire, maintenant, sans désemparer !

Ceux qui se serrent les uns aux autres, comme autant de poules mouillées, pour se donner du courage, et qui piaillent en faisant croire qu’ils rugissent, ne font rien d’autre que de rajouter de la confusion à la savante confusion qui règne !

C’est demander des comptes au Conseil Constitutionnel, et exiger la traduction de ses membres devant les juridictions habilitées, pour forfaiture, qu’il faut s’empresser de faire ! Parce qu’ils se sont dérobés à leur devoir sacré, et au serment sur leur honneur qu’ils ont solennellement prêté  ! Parce le Président de ce Conseil Constitutionnel et les membres qui siègent à ses côtés se sont réellement rendus coupable de forfaiture, dans son acception la plus intégrale, en se pliant aux ordres de forces extra-institutionnelles, qui leur ont enjoint de s’effacer et de ne pas recourir à leurs préorogatives, alors que la Constitution n’a précisément disposé qu’ils peuvent s’autosaisir, sans attendre l’avis de qui que ce soit, que pour leur éviter justement d’être détournés de leur devoir !

Pour les autres, qui ruent dans les brancards, en faisant comme s’ils étaient des arbitres, qui n’ont pas été recrutés par un clan contre un autre, nous leur rappelons ceci:

* Seule l’intention de candidature, exprimée publiquement, et personnellement, par un candidat est susceptible d’être considérée comme une candidature officielle.

* Le Président sortant est en droit de se présenter. Légalement, nul n’est habilité à l’en empêcher en arguant qu’il est incapable d’assumer les charges qu’il sollicite du peuple algérien hormis une Commission médicale dûment désignée par le Conseil Constitutionnel, dans le cadre de l’article 88 de la Constitution !

* En les circonstances, devant l’état de forfaiture du Conseil Constitutionel, il est du devoir de tout citoyen, et particulièrement de ceux qui s’approprient le rôle indû d’arbitres, d’enjoindre au Conseil Constitutionnel de se ressaisir, et de s’autosaisir, sans désemparer, pour mettre en application les dispositions de l’article 88 et des autres articles de la Constitution relatifs à la procédure d’empêchement.

Alors basta ! Qu’ils arrêtent, ces agents des uns et des autres, ces machins à brouter de de la rente, ces politicards véreux, de nous faire prendre leurs vessies pour des lanternes. On n’éclipse pas le soleil avec un tamis. Bêler n’a jamais fait fuir les loups !

D.Benchenouf

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